Le budget

Le budget retrace l’ensemble des ressources et des dépenses mobilisées pour conduire le projet municipal. Les citoyens qui consentent à l’impôt doivent avoir la faculté de vérifier l’usage fait des fonds publics.
Il est partagé entre comptes administratifs de l’ordonnateur (la collectivité qui décide des dépenses et recettes) et comptes de gestion du comptable public (le trésorier qui manie les fonds). Les comptes administratifs rendent comptes des variations, seuls les comptes de gestion rendent compte des soldes des comptes en fin de période.
Il distingue 2 sections : La section de fonctionnement qui incorpore toutes les dépenses (frais généraux, frais de personnel…) et recettes courantes (fiscalité locale, dotations, facturation de services…) et la section d’investissement qui ne doit contenir que les opérations qui conduisent à augmenter la valeur du patrimoine.
Les investissements sont financés par emprunt, subventions et pour le solde par la capacité d’autofinancement dégagée par la section de fonctionnement. Pour qu’une commune se développe, elle doit donc dégager une capacité d’autofinancement suffisante pour permettre le remboursement des emprunts et couvrir les nouveaux investissements.


Evolution du budget communal

Notre Trésorerie est passée de + 474 K€ en 2017 à – 500 K€ en 2020. Cette dégradation est due, non seulement à des frais de fonctionnement trop élevés, mais aussi à des recettes de fonctionnement trop faibles, et donc un résultat de fonctionnement (environ 550 K€) insuffisant pour couvrir les investissements nets de subventions (1459 K€ en 2019 et 651 K€ en 2020) et les annuités de crédit (450 K€). Pour rétablir la situation financière de la Commune, baisser uniquement les frais de fonctionnement ne sera pas suffisent. C’est donc sur l’ensemble de ces éléments que nous avons travaillé pendant cette première année de mandat.

Les charges de fonctionnement

Nous avons inversé la courbe de progression de la masse salariale (+14.8 % entre 2015 et 2019), -3% sur 6 mois en 2020. Notre objectif est de baisser la masse salariale de 200 K€ d’ici la fin du mandat.

Concernant les frais généraux, nous avons budgété des baisses sur certains postes mal maitrisés (carburant, fournitures administratives, scolaires….) mais par contre nous avons dû programmer des augmentation sur certain poste d’entretien des bâtiments public, voirie, bois et forêts qui avaient été délaissés. Nous sommes en train de mettre en place une procédure d’achat, notre objectif étant de réduire nos frais généraux annuels de 70/100 K€.

Les recettes de fonctionnement

Hors recettes des services (périscolaire, centre de loisir) le seul poste sur lequel nous pouvions avoir un levier était la taxe foncière puisque la taxe d’habitation est bloquée à son niveau de 2017 (niveau faible/ moyenne). Nous avons donc décidé d’aligner le taux de Remoulins sur le taux moyen du Département ce qui représente un gain de trésorerie de 190 K€/an.

Les remboursements de crédit

Nous avons refinancé tous nos crédits au niveau taux et durée, pour un gain de trésorerie de 180 K€/an les premières années, le temps que nos mesures d’assainissement portent leurs fruits.

Compte tenu de ces mesures nous comptons porter notre capacité d’autofinancement de 100 K€ à 500 K€. Après avoir prélevé environ 100 K€/an pour rétablir une épargne de sécurité et ramener notre trésorerie à 400/500 K€ en fin de mandat, il nous restera une marge de manœuvre de 400 K€ pour les investissements nets de subvention.

Les investissements

Nous avons suspendu tous les investissements non nécessaires. Les investissements 2020 sont ceux engagés précédemment : essentiellement la fin de la plaine sportive (100 K€) et de la phase de sécurisation de Bethléem (500 K€).

Nous suspendons les travaux (2022-2024) de Bethléem et le projet de rénovation de la maison des associations.

Pour les années à venir, nous allons utiliser notre future marge de manœuvre pour prioriser les travaux de sécurisation des biens communaux qui sont en très mauvais état (Services techniques, maison Ferragut, Gymnase, Maison des associations, réseaux fluvial…)

Les cessions d’immobilisations

Enfin, il nous reste un dernier levier de financement avec la cession éventuelle de biens communaux.